Il obtenu donc naturellement ces WC et l'escapade italienne pouvait commencer, je crois que comme tout supporter je m'attendais somme toute à une victoire dans un des deux de sa part. Convictions qui se heurtèrent vite à la dure réalité du terrain qui nous renvoyait à un point de non retour, à savoir la défaite. Il perdit contre l'autrichien Werner Eschauer qui avait pour seule gloire d'avoir fait un 2è tour à Roland-Garros 6/2 1/6 5/7.(après avoir loupé des balles de 5/3 dans le 3è set...)
Selon des témoins italiens Coria apparaissait sans âme et sans envie sur le court. Bien sûr Napoli approchait et comme tous fans on y croyait à nouveau, une nouvelle histoire commençait. Je vais peut-être être dur mais cette nouvelle aventure s'avouera pathétique voir dramatique.
En effet, cet argentin de 26 ans haut de ses 175 centimètres allait faire honte à sa propre personne, à sa raison d'homme. Un détail ? Le match, en effet son adversaire Cipolla expédia la rencontre 0/6 6/4 0/6, ce score résumant à ce jour précis la carrière de Coria des débuts difficiles, une période de succès non concluante et la chute libre...Je dis ceci avec une sincère tristesse. A la sortie du court ce 1er avril, jour de printemps, Coria avait peut-être franchis pour la dernière fois la porte d'un vestiaire. Eh oui la petite mobylette qui nous avait tant fait rêvé y avait laissé son amour propre, sa fierté et surement le plus grave, son honneur.
Il tentait de se reconnaître mais il ne se retrouvait plus...défait...
Sa tête lui disait "j'arrête"...
A tel point qu'on pouvait se demander si ses doubles fautes (à hauteur de 11 dans ce match) ne représentaient pas finalement la goutte qui faisait déborder le vase, cette double pouvait désigner le retour de trop peut-être pour Coria ? Il ne s'y retrouver tout simplement plus...
